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Histoire locale

  • Histoire locale. Les mystères du Prieuré d'Amay

    Entrez avec nous dans ce lieu empreint de mystères et de mélancolie. Le prieuré d'Amay. Edifice religieux malheureusement à l'abandon de nos jours.
    Ce lieu est-il hanté par des âmes errantes, des défunts accrochés à la pierre? 
    C'est ce que nous avons voulu savoir. 
     
     
    AMAY Un autre regard ! Original et intrigant.
    Cette vidéo a été réalisée en une prise sans ‘retouches’. Pardon pour les lacunes dues à l’improvisation.
    L’obsolescence et l’abandon ont fait resurgir en moi les richesses diverses dont ces lieux de notre Commune furent les témoins et … les acteurs. Sans nostalgie ni regrets. Je m’en étonne encore…
    A découvrir calmement! Durée 12’

  • Histoire locale - patrimoine. Les Tilleuls de Tinlot

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    Le Tilleul de Ramelot, en bordure de la Chaussée Romaine

     

    Les tilleuls de Tinlot  (Louis Pauquay, Abée)

    Le tilleul du carrefour de Ramelot, on connaît. Bien sûr ! Mais les tilleuls, ceux qui ont laissé leur empreinte ou qui se dressent encore dans chaque village de Tinlot ? On en compte déjà 9 parmi les arbres remarquables de l'Entité. Pourtant les générations qui s'y sont succédé ont toujours eu une relation privilégiée avec cet arbre majestueux qui a fourni son nom à Tinlot : tilia en latin, supplanté par le diminutif tiliolus chez les Gallo-Romains, est devenu tilleul et tiou (ou tiyou / thyou) en wallon, parler habituel des Condrusiens liégeois jusqu'au début du XXe. C'est également tilia qui donna le toponyme de Tillesse (jadis Tilhace, Tiliesse), ou encore de nombreux noms de famille, comme (De)Thioux, (De)Tilleux, Thiry et bien d'autres.

    La variété la plus répandue dans nos régions est le tilleul hybride européen, ou tilleul de Hollande, caractérisé par des feuilles de taille moyenne. Il ne s'agit pas d'une essence noble en dépit des services quotidiens que son bois rendait aux villageois : son bois tendre se travaillait facilement pour faire des ustensiles de cuisine légers; on pouvait le cintrer, le polir et le mettre en contact avec des tissus délicats sans risque d'accrocs; en outre on détachait le liber séparant l'écorce du bois pour obtenir des fibres (teille ou tille) qu'on rouissait comme le lin afin de tresser des cordages et des nattes.
    C'est avant tout un bel arbre qui, s'il est bien taillé dans sa jeunesse, peut atteindre 30m. et un âge respectable en résistant à tous les avatars de sa vie. Une étonnante longévité, souvent pluriséculaire !
    Il la doit à l'enveloppe vivante qu'il reconstitue autour de son tronc quand celui-ci se meurt et est creusé par la pourriture : de nouvelles racines se développent sur les anciennes et apportent la sève à la couronne de la tête. La circonférence du tronc creux peut ainsi dépasser 5 m.

    A Ramelot
    C'est le cas du vénérable tilleul du carrefour de Ramelot dont on peut suivre le "tour de taille" à 1,5m du sol depuis la fin du XIXe : le botaniste namurois Jean Chalon cite 430 cm en 1905; l'Administration des Eaux et Forêts, 486 cm pour une hauteur de 16m en 1977; la Région wallonne (n°28311, Beltrees), 487 pour 15m en 1997; en 2014, 503 cm; aujourd'hui, j'ai mesuré 508 cm.
    Le tilleul est complètement creux (en 1973, on avait voulu y couler du béton
    pour le renforcer), même s'il paraît en parfaite forme et en impose toujours. Le site a été classé en 1973 (AR du 22/1), sans que cela ait changé quoi que ce soit dans la petite commune de Ramelot (on voulait, m'a dit l'ancien bourgmestre, protéger le site par un grillage, couler du béton, tailler...).

    Capture d’écran 2020-11-03 à 19.10.13.png

    Ensuite la Région à son tour a classé l'arbre parmi les arbres remarquables de Wallonie, le 13 août 1999, et le considère en bonne santé. Il continue à croître... lentement.
    Les mesures des 25 dernières années, qui sont fiables, indiquent que la circonférence augmente d'environ 1cm par an.
    Plein de vie, il absorbe petit à petit la base du crucifix qui y est apposé. La circonférence de son tronc (508 cm) en fait le plus gros et vraisemblablement le plus vieux des arbres remarquables de l'Entité.
    C'est donc à juste titre qu'il est emblématique de Ramelot dont il fait la fierté.
    Les villageois ont perçu dans cette résilience un pouvoir protecteur, voire une bienveillance réconfortante. Parmi les nombreux secrets qu'il nous dissimule, figure son âge.
    Combien de printemps ses fleurs ont-elles embaumés ? La notice de présentation apposée à son pied est à ce sujet aussi précise que douteuse : il avait 325 ans en 1973.
    Il est
    indéniablement très ancien, mais aucun document ne confirme cette évaluation (Un arbre est déjà représenté sur la carte de Ferraris).
    Voilà donc
    un des secrets qu'il faudra percer ! Poursuivons notre promenade.

    Capture d’écran 2020-11-03 à 19.09.42.pngAu centre de Ramelot, un autre tilleul monte la garde devant l'église Notre-Dame.
    Un très bel arbre, élancé, appuyé sur un tronc imposant. Il est nettement plus jeune, mais de belle allure; peut-être a-t-il succédé à un plus ancien ?
    Depuis l'Antiquité on attribuait souvent au tilleul un caractère féminin (Dans les Métamorphoses, le poète latin Ovide raconte comment Baucis, l'épouse de Philémon, est transformée en tilleul) qui s'est prolongé dans cette association chrétienne à la Vierge.
    L'église a été fermée lors de l'annexion française en 1795 et resacralisée en 1841. La plantation de ce tilleul est sûrement postérieure.

    (photo L. Pauquay)

    On se dirigera ensuite vers la Tombe pour découvrir le tilleul qui coiffe le tumulus. La RW l'a placé en 6e position parmi les tilleuls remarquables de la commune. Les mesures qu'elle fournit en 1997 sont une circonférence de 395cm et une hauteur de 23m. La coutume était de planter un arbre, souvent un tilleul, au sommet d'un tumulus. Le tumulus se trouve bien sur le territoire de Ramelot, délimité dès 1804 sur le Plan Primitif de Ramelot, ainsi que sur les autres cartes du XIXe; généralement il est surmonté d'un arbre désigné par "arbre de Ramelot", voire "arbre d'Abée".

    ramelot.JPGVue hivernale (A. Louviaux)

    A Abée

    Le tilleul est aussi le symbole de la force protectrice du seigneur lorsque, perché sur une petite butte, il annonce l'entrée du château d'Abée.
    Rappelons que sa majestueuse stature et sa résistance aux tempêtes le désignaient pour former des alignements imposants qui encadraient l'accès aux châteaux; ainsi la drève intégrée dans l'enclos du jardin du château d'Abée (rue du Château d'Abée).
    Le vénérable tilleul cornier du Château d'Abée. Il marque le coin ("cornier") du parc et précède la double bordure de tilleuls plus jeunes. On remarque que son tronc se ramifie très bas.

    Capture d’écran 2020-11-03 à 19.09.29.png

    (Photos A. Louviaux)

    A Scry

    Capture d’écran 2020-11-03 à 19.09.07.pngUn arrêt s'impose sur la place pour admirer les deux tilleuls qui encadrent le porche du Prieuré. Le porche de cet ancien presbytère a été construit en 1792.

    Les deux tilleuls sont nettement plus récents. Ils ont été habilement taillés et conduits pour associer leurs frondaisons. Pierre locale grise et tilleuls verdoyants réunis dans la méditation sur la vie et la mort ! (Photo A. Louviaux)

    A quelques centaines de mètres, sur la droite de la rue de Tillesse, une longue drève abrite le chemin privé du domaine de Tillesse. Si les arbres sont encore jeunes, on admirera l'esthétisme du paysage qu'ils composent : la douceur du vert tendre du feuillage et l'ombre bienfaisante invitent le voyageur sur la voie de la sérénité.

    Capture d’écran 2020-11-03 à 19.08.52.png

    (Photo Sivh)

    Le tilleul marquait souvent les limites territoriales de la seigneurie: l'Arbre d'Abée, comme l'appellent certaines cartes anciennes, désignait l'ancêtre du tilleul qui couronne la Tombe et annonçait probablement le domaine d'Abée.
    (Le tige de Linchet était une "bruyère" où couraient les moutons. Le bois de Forkechamps, venant de Linchet, ne dépassait pas le tracé de l'antique voie romaine. La Tombe était donc bien visible dans toutes les directions.)

    Au rond-point de Fraineux, un tilleul
    (actuellement dans le parking d'un restaurant), avait le même rôle en bordure de la Chaussée de Liège à Terwagne.
    Le tilleul (disparu) de Pet au Bou (Voir l'article bien documenté de M. Ponthier (Tinlotblog, 30/4/2020) à Fraiture signalait la limite entre Fraiture, Ellemelle et Seny.

    A Soheit-Tinlot

    Le hameau de Tinlot tire son nom de celui du tilleul (tiliolus) dont l'abondance dans le domaine (privé) du château de Tinlot justifie à elle seule cette filiation.

    Capture d’écran 2020-11-03 à 19.08.43.pngLa carte de Ferraris (1770-78) permet d'identifier : du côté droit, la Chaussée de Liège à Terwagne (Rue du Centre; à droite) au centre, le château et en haut à gauche, la ferme de Herstal. Deux drèves rejoign(ai)ent la Chaussée : la première s'en détachait à la sortie de Tinlot, avant l'unique construction, et comptait une vingtaine de tilleuls dont il ne reste que 4 (grosses) souches. L'autre allée longeait le jardin du château et continuait jusqu'à la ferme du château.

    Un tilleul planté à côté de l'entrée de la ferme indiquait qu'elle était propriété du châtelain.
    Une troisième drève, sur la gauche de la Chaussée (hors de l'image, en bas), était (et est toujours) bordée de hauts tilleuls; elle descendait vers la Bonne et un four à chaux (actuellement elle longe le zoning).

    Tillesse, nous l'avons dit, est intimement lié au(x) tilleul(s) depuis au moins six siècles. Cette terre, qui appartenait au chapitre de Saint-Lambert, avait été offerte aux soeurs du Val Notre-Dame qui en tiraient des revenus; ce n'est qu'au XVIIIe que de riches Supérieures transformèrent la ferme en résidence d'agrément. A Tillesse, on garde encore le souvenir de quelques très vieux tilleuls, moribonds en 1986; ils ombrageaient le jardin de la villa de Tillesse, centre de la paroisse, disparue vers 1750, de Notre Dame du Carmel, où les Dames du Val Notre-Dame venaient faire une reposante "cure de tilleul".

    La toponymie a aussi conservé le souvenir d'autres arbres disparus et oubliés : sur le plan cadastral primitif de Soheit-Tinlot (avant 1829), la section C (entre la rue de l'Eglise et la rue du Montys) y est désignée par "Section C, dite du Tilleul"; on n'y trouve cependant aucune trace d'arbre, ni sur la carte ni sur le terrain. Autre disparu, encore représenté sur le Plan Primitif de Soheit, le Gros Tilleul du carrefour de l'actuelle rue Haute Barrière.

    Capture d’écran 2020-11-03 à 19.08.33.pngLe Gros Tilleul marquait le carrefour entre l'actuelle rue Haute Barrière (en bas, appelé Chemin de Soheit), le Chemin de Scry (à gauche) et l'actuel chemin de remembrement (en haut à gauche, appelé Chemin des Morts) et le chemin du Doyard (à droite).
    Sur l'extrait du plan cadastral reproduit, il se trouve sous la parcelle B66.
    Remarquons que, dans le passé, dans nos villages, sans noms de rue ni numéro de maison, les appellations descriptives tirées de la nature étaient précieuses (le Gros Tilleul, le Pommier Sauvage, le Chêne Fourchu...) et révélatrices de notre identité wallonne (li cwèrnowe têre, al longue haye...).

    A Seny

    On pense immédiatement au Baty, le centre historique du village, qui a conservé tout son charme dans sa forme actuelle, malgré la création de la route de Hamoir vers 1850. Cette place est bordée de rangées d'arbres qui associent différentes essences dont des tilleuls qui ne font pas partie des arbres remarquables reconnus. Mais le village compte également cinq grands tilleuls reconnus comme remarquables par le RW en 1997, dont :

    1. 1)  375cm de circ. pour 27m (n°40/3), Rue Hayoulle;

    2. 2)  373cm de circ. pour 28m (n°40/6), Rue Hayoulle;

    3. 3)  373cm de circ. pour 22m (n°43/1), près de la N66

    Ils se dressent dans des propriétés privées, comme le Prieuré, rue Hayoulle, et sont inaccessibles. L'un d'eux est d'ailleurs complètement mort.

    A Fraiture

    Le développement de l'habitat et la disparition du château ont brouillé les pistes de notre recherche. Pourtant le tilleul est intimement lié au patrimoine cher aux villageois : la Ferme Demoitié, ou plutôt la Ferme des Trois Tilleuls, le Dzy, l'Herber(a)in... Un Fraiturois de souche deviendrait vite volubile ! Dans son roman emblématique de Fraiture, Le Dzy, Joseph Demoulin
    (Joseph Demoulin (1825-1879) développe (romance) dans la première partie de son roman la vie mouvementée d'un Fraiturois, Paul Derenne, qui aurait (le conditionnel a son importance ! vécu dans le village entre 1770 et 1830. Injustement condamné, il aurait pris le maquis et, véritable Robin des Bois local, aurait défendu les pauvres villageois contre l'arbitraire des nobles et du clergé. Le roman, d'une lecture agréable et instructive sur la vie quotidienne au XIXe, a été réédité en 1974 par le SI de Fraiture)

    situe une partie de l'action dans la Ferme des Trois Tilleuls. Nous voici Rue de la Vieille Forge dans les années hollandaises précédant 1830. Y avait-il trois tilleuls ? S'agissait- il de trois arbres du parc du château tout proche dont le propriétaire possédait également la ferme ? Ou d'une fiction de l'auteur ? Aucun indice n'apparaît dans le roman écrit en 1874, ni actuellement sur le terrain.

    Capture d’écran 2020-11-03 à 19.26.56.pngLa Région wallonne reconnaît trois tilleuls remarquables dans le village
    (Voir la liste sur le site Beltrees et la localisation sur la carte Arbres remarquables dans walonmap. Les mesures citées sont celles de 1997) ; ils se trouvent dans l'ancien domaine du Château Neuf, qui accueille maintenant le camping, et sont de taille assez semblable :

    1°  377cm de circ. pour 30m de haut (n° 44/3 dans le recensement de la RW);

    2°  340cm de circ. pour 27m (n° 44/6);

    3°  320cm de circ. pour 21m (n°44/7).

    Le plus imposant des tilleuls (1°) du parc du Château Neuf détruit par un incendie en 1963. Il se dresse derrière le périmètre des fondations, sur la droite. Le tronc, vraiment impressionnant et bien vigoureux, porte une petite potale abritant la Vierge.

    Sur le relevé réalisé en 1997 par la RW ( ci- dessus, 1° - n° 44/3), la circonférence à 1,5m du sol mesure 377cm. En ce mois d'août 2020, elle en est à 402cm, soit une croissance de 25cm en 23 ans.
    C'est la même croissance annuelle que le tilleul du carrefour de Ramelot. 
    (Photos L. Pauquay)

    Capture d’écran 2020-11-03 à 19.27.05.pngLa ramure se développe sur un tronc assez court et s'étend librement... Le feuillage abondant clôt l'espace du parc avant le vallon d'un étang disparu.
    Peut-être celui du roman de Joseph Demoulin.
    Notons encore que Fraiture compte une Rue du Tilleul, qui relie la Rue de la Vieille Forge à Fraiture à la Rue Hayoulle à Seny.
    Ce chemin, qui s'appelait Ruelle du Tilleul sur le Plan Primitif au début du 19e s., a subi de profondes altérations.
    Où se trouvait ce tilleul ? Au départ de Fraiture, sur une placette disparue ? Ou bien s'agit-il du tilleul qui marque la limite avec la Rue Hayoulle à Seny (n°40/6 ; 373cm, 28m.) ?

    Je remercie Marcel Ponthier et Vincent de Laminne de nous avoir fait partager leur connaissance enthousiaste de leur village, Fraiture et Soheit-Tinlot.

    L. Pauquay 2020
    Article publié dans la revue communale, T4S automne 2020.

     

  • RTC Télé Liège. Retrospective sur la foire de Liège

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    Elle fait rêver les plus jeunes et permet aux adultes de retomber en enfance ! La foire de Liège est un rendez-vous automnal bien connu des Liégeois. Un évènement qui affiche plusieurs siècles d'histoire de carrousels et de croustillons !
  • Une balade ce samedi à travers l’histoire et la mémoire au Fort de Huy

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    Un spectacle issu des textes du livre « Tout le monde le sait », de Nathalie Boutiau, paru en 2019 : « Le livre se base sur des faits réels et des témoignages de victimes d’atrocités. Le tout est englobé dans un périple de deux étudiants en journalisme se rendant sur des lieux de guerres », rapporte Didier Colemans, membre fondateur de l’association « Les amis du Fort de Huy », organisatrice de l’événement.
    Mise en perspective de la cruauté
    Durant 4 années, entre 1940 et 1944, le Fort de Huy a été occupé par les soldats allemands. 7.000 prisonniers furent internés. Cette balade est donc l’occasion de rappeler l’enfer vécu par de nombreuses personnes : «Philippe Dejaive, le guide, évoquera les souvenirs liés à la vie vécue par ces prisonniers et il sera accompagné par un comédien, Didier Bormans, qui lira des passages du livre de Nathalie Boutiau (également présente). Une violoniste Maritsa Ney ajoutera une touche musicale à ce moment intimiste ».

    7 lieux, comme les cachots, seront visités par le groupe : « Un lien pourra se faire avec ce qu’ont vécu les victimes du livre. L’ouvrage apporte une réflexion plus générale sur l’homme et sa capacité à faire le mal, mais également sur sa force à créer des liens », ajoute Didier Colemans.
    Une association qui a récemment vu le jour
    À la base du projet, une association qui a vu le jour il y a environ 3 mois : « Les amis du Fort de Huy ». Une dizaine de membres ont créé un groupe de réflexion afin de développer un travail éducatif et de citoyenneté : « Nous sommes engagés dans la défense et la valorisation du patrimoine historique. Nous souhaitons organiser des activités culturelles et pédagogiques par l’intermédiaire de visites guidées ou de manifestations. De plus, ce travail de mémoire est l’occasion d’encourager l’implication de tous et de mettre en garde sur ce qu’il se passe actuellement. L’objectif est de partir du passé pour éclairer le présent et préparer le futur, en invitant les citoyens à s’engager dans la construction démocratique ».
    Le spectacle « Voyage au cœur de la mémoire » se déroulera ce samedi de 16h à 17h, avec le départ sur le parvis du Fort de Huy. L’accès est gratuit et vu l’espace dans chaque salle ou lieu, il n’y a pas de limitation concernant le nombre de participants. Le port du masque sera évidemment obligatoire.
    Maxime Gilles. La Meuse H-W

  • Fraiture, histoire locale. Recherche d'informations

    En novembre 1947, ma tante Monique Manne, alors âgée de 21 ans, cherche à connaître les conditions dans lesquelles son frère Jean-Marie a été exhumé de sa tombe sommaire creusée derrière le château de Fraiture-en-Condroz.
    Il avait succombé à ses blessures lors des combats du 4 septembre 1944.
    Voici la lettre (en partie annotée par ma tante) que lui adressa Blanche Filée.
    Tout renseignement complémentaire à propos de ces événements m'intéresse toujours grandement.
    Merci pour toute suite donnée à mon envoi.
    Bernard Burton, de Bruxelles

    1947 11 11 Blanche Filée pour Monique Manne à propos de Jean-Marie I.jpg

     
  • Le lieu dit "Peteuboû" à Fraiture. Réponse à la demande de recherche de Pol Gillet d'Ouffet

    Dimanche dernier nous avons publié, à la demande de Pol Gillet, animateur du site des Passeurs de Mémoire d'Ouffet,  l'article: Histoire locale. Fraiture-Ellemelle, recherche d'informations
    "Auriez-vous quelques informations concernant ce calvaire, comme par exemple le souvenir qu'il souhaite transmettre ? l'origine du nom du lieu-dit ?
    Ce serait la commune de Tinlot qui aurait installé le panneau indicateur il y a déjà quelques années".

    Voici les éléments de réponse transmis par Marcel Ponthier, de Fraiture, bien documenté comme à chaque demande de ce type. Merci à lui pour ce travail de recherche et ses illustrations.

    Le lieu dit Peteuboû à Fraiture
    Le document le plus ancien qui cite ce lieu-dit est la carte de Ferraris établie de 1770 à 1178.
    Sur cette carte, on lit : « Arbre Pet au Bouh ».

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    L’historiette qui circule à Fraiture depuis très longtemps est celle-ci : lorsque les chars à bancs tirés par un bœuf venant soit d’Houchenée, soit d’Ellemelle, arrivaient au sommet, où il y a le Bois Thier RENSON, le bœuf était tellement satisfait, de ne plus avoir à monter, qu’il faisait une petite halte en émettant un pet sonore.

    Rendons à Fraiture ce qui appartient à Fraiture
    Contrairement à ce que suggère Monsieur Pol GILLET d’Ouffet, ainsi que peut-être la Commune d’Ouffet, le site de Peteuboû, se trouve tout au bout du territoire de Fraiture.

    En effet, suite à la vérification que j’ai faite, cette croix entourée de six vieilles souches en demi-cercle, se situe sur la grande parcelle boisée cadastrée sur Tinlot, 4e Division, Fraiture, Section C, n° 24b.

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    L’angle de ce bois longe le chemin d’Houchenée à Ellemelle et la limite communale entre Tinlot (Fraiture) et Ouffet (Ellemelle). Ce chemin est d’ailleurs en prolongation de la chaussée romaine qui vient de Favence (Nandrin) à Houchenée (actuellement Tavier /Anthisnes). Une quarantaine de mètres plus loin que la limite entre les deux parcelles boisées, un chemin, dit Tige de l’Herberain, rejoint Seny et fait également frontière entre Ellemelle et Fraiture.
    La parcelle qui jouxte au Nord-Est cette grande parcelle boisée est une petite parcelle boisée qui est reprise au Cadastre sur Ouffet, 3e division Ellemelle, Section A, n° 52a.

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    Sur la carte du Dépôt de la Guerre de 1865, on remarque bien les limites communales entre Fraiture et Ellemelle et on y voit un sentier, qui portait le n° 26 à l’atlas des communications vicinales, aboutir au coin de la parcelle C 24b. Ce sentier qui venait de l’ancienne route de la Bouhaye (Fraiture-Nandrin) vers Ellemelle, a été supprimé, au 19e s. On remarque aussi sur cette carte l’ancienne route Nandrin Ellemelle, qui été supprimée au profit de l’actuelle vers 1890

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    Ci-dessous, sur le dernier orthophotoplan de 2019, j’ai indiqué par une flèche rouge, l’emplacement de la croix de Peteuboû. La limite communale est un fin trait rouge.

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    Concernant l’actuelle croix en pierre, elle est récente.
    Elle aurait été érigée par la Commune d’Ouffet pour remplacer l’ancienne croix en bois, parce qu’elle était abîmée.

    Cette ancienne croix serait toujours stockée au Service des Travaux d’Ouffet !
    Du temps de l’ancienne croix, il y avait donc quelques arbres, en demi-cercle, qui ont été coupés il y a plus de 10 ans, si pas quinze.
    C’était peut-être des charmes, je ne m’en souviens plus.
    Je dois avoir une photo argentique quelque part à la maison, mais il faudrait que je la retrouve.

    Concernant la question de savoir pourquoi, il y a une croix à cet endroit ?
    Un indice toutefois sur le plan primitif du Cadastre révisé en 1829, l’endroit s’appelle Malfontaine et le sentier s’appelle « sentier de Fraiture au Tilleul de Peteubou ». Il s’agit bien entendu du sentier n° 26 mentionné à l’Atlas des communications vicinales établi suivant la loi de 1841, cité précédemment.

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    Je pense qu’il pourrait s’agir du remplacement de celle qui aurait pu exister sur le tilleul de Pet au Bouh de la carte de Ferraris. Pourquoi le Comte de Ferraris mentionne-t-il cet arbre ?
    Était-il un tilleul remarquable et visible de loin, il est tout de même à proximité du tige ? On peut d’ailleurs voir que les parcelles vers Fraiture n’étaient pas encore boisées à cette époque.
    Ma réponse est un peu hasardeuse peut-être, mais c’est la solution que je préconise pour le moment, faute d’autres éléments connus.

    Marcel PONTHIER
    27-04-2020

  • Histoire locale. Fraiture-Ellemelle, recherche d'informations

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    Auriez-vous quelques informations concernant ce calvaire, comme par exemple le souvenir qu'il souhaite transmettre ? l'origine du nom du lieu-dit ?
    Ce serait la commune de Tinlot qui aurait installé le panneau indicateur il y a déjà quelques années.
    Pol Gillet, animateur du site des Passeurs de Mémoire d'Ouffet.

    Ellemelle, la rue des Partisans
    La rue des Partisans, auparavant Chemin d'Houchenée, est ainsi nommée depuis 1947 suite à une décision du Conseil Communal dont vous trouverez copie en bas de page. Elle prend naissance à gauche dans la rue de Moulin, bien avant la sortie du village.
    Jusqu'en 1869, ce n'était qu'un sentier, il a été élargi suite à la demande du châtelain d'Houchenée, le baron Florentin de Moffarts. Asphaltée avec des maisons de part et d'autre, elle descend nord-ouest en pente douce vers le ruisseau de la Magrée qu'elle traverse à un peu moins de deux cents mètres.
    Aucune habitation n'est construite au-delà du ruisseau et l'assiette est alors en béton pendant environ trois cents mètres au milieu de la campagne.
    La rue se transforme en un chemin empierré montant dans le bois Thier Renson, bifurquant à droite plein nord vers le lieu-dit Pèteubou dans la direction d'Houchenée qui est encore à plus de deux kilomètres à vol d'oiseau.
    La traversée du bois, si elle est relativement brève, est cependant pittoresque et fort appréciée des promeneurs et cyclistes. A mi-parcours, sur le plateau, un chemin de terre en parfait état, permet de prendre à gauche pour rejoindre la route qui relie Ellemelle à Fraiture en Condroz. Celle-ci, une fois traversée, la promenade peut se prolonger jusque Seny en traversant la campagne et le massif boisé de l'Herberin.
    Mais revenons à la bifurcation et continuons notre balade. A gauche, peu avant la sortie de la futaie, nous découvrons le Calvaire de Pèteubou, une petite stèle qui a connu bien des avatars.
    Plusieurs témoins oculaires, dans les années 1960 mais en place probablement bien avant, affirment qu'il s'agissait d'une croix en bois de belle taille qui, délabrée, est remplacée après 1990 par ce petit monument en pierre. Noyé dans les fourrés, très peu de personnes en connaissaient l'existence et il a fait l'objet de vandalisme. Réparé, il est de nouveau détérioré... volontairement ou par un engin de débardage ? En 2020, réparé tant bien que mal, il est maintenant remis en place dans un espace dégagé ce qui, en principe, exclu désormais l'accident. Signalons qu'une famille d'Ellemelle, que nous remercions et dont nous louons l'initiative, a même pris à cœur de faire la chasse aux mauvaises herbes au pied de ce petit patrimoine.
    Aucune personne d'Ellemelle interrogée, même d'un certain âge, 92 ans, originaire et passionnée par l'histoire de son village, n'a pu nous renseigner sur la raison de l'implantation de ce que l'on suppose un petit cénotaphe. Elle n'en connaissait même pas l'existence, cela reste un mystère. Nous n'avons jusqu'à présent pu trouver aucun document qui en parle; agents discrets… en piste pour un nouveau défi !
    La route empierrée est maintenant un chemin de campagne en terre qui rejoint la rue de Parfondvaux reliant Fraiture en Condroz à Moulin. En la traversant vous arrivez tout droit à Houchenée qui, rappelons-le, faisait partie d’Ellemelle jusqu’au premier janvier 1977 date effective de la fusion des communes.
    ...lire la suite sur Wikipédia

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  • Anciennes photos des équipes de football du Condroz suite (de 1916 à 1968)

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    Un de nos lecteurs assidu, Marcel Ponthier, a mis la main sur une cinquantaine de photos d'époque de différentes équipes de la région.
    En voici un inventaire partiel. Vous pouvez les retrouver dans l'album publié sur ce blog.
    Une première partie a été publiée le 5 janvier 2020, en voici une deuxième série.
    Vous pouvez également contacter Marcel à l'adresse suivante si vous êtes intéressé : marcel.ponthier@gmail.com

    Voir l'album 

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    Voir l'album complet

  • 8 mars, journée de la femme, aussi dans notre histoire locale: "Trois gentes dames et un château"

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    Le château d'Abée
    Les fondateurs de la seigneurie furent Lambert d'Abée et son épouse, Gertrude, décédés en 1312 et 1310

    Dans les derniers numéros de la revue communale "Tinlot aux 4 Saisons", vous avez pu découvrir une rubrique sur l'histoire locale de notre commune, réalisée par Louis Pauquay d'Abée.
    En poursuivant ses recherches, il a découvert aux Archives de l'Etat un épisode et des personnalités qui lui avaient échappé jusqu'à ce jour..
    Il s'agit des trois dernières châtelaines d'Abée, dont Ange-Philippine, inhumée dans la Chapelle en 1790. Ce qui est original, c'est que deux générations de femmes aient combattu avec ténacité et succès pour faire triompher leurs droits de femmes.
    Comme le 8 mars a lieu la Journée de la Femme, c'était une occasion de les faire connaître sur ce blog.

    Trois gentes dames et un château.

    La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. (Olympe de Gouges, Droits de la Femme et de la Citoyenne. Guillotinée le 3/11/1793)
    En 2020, des femmes continuent à se battre. La Révolution Française a essayé de leur couper la parole et la tête. Mais le mouvement était déjà lancé, notamment à Abée !

    Le décès de la châtelaine Ange-Philippine de Masbourg, le 3 novembre 1790, met un terme à la période féodale du château d'Abée. Seul souvenir de cette dame, la dalle funéraire dans la chapelle Saint-Remi laisse imaginer la fin d'une époque qui s'éteint calmement avec cette baronne sans aucun héritier direct.
    Pourtant, la vie dans l'antique château fut tout autre au XVIIIe siècle pour trois baronnes, les dernières de la lignée des Eynatten. Elles eurent à combattre avec autant de détermination les appétits mâles qui rôdaient autour de la seigneurie, que leur statut d'infériorité sociale de femmes sous l'Ancien Régime. Pour revivre et comprendre ce siècle de chicane il faut se plonger dans les archives de l’État conservées à Liège.

    Résumons les faits en les plaçant sous l'éclairage du droit de la famille, notamment celui des femmes au 18e s.

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    Du bon usage du droit familial dans les seigneuries de l'Ancien Régime.

    1° Le seul bien, c'est la propriété foncière. Eviter le morcellement du domaine familial !

    2° Le père reste le maître absolu du bien jusqu'à sa mort. Il organise sa succession (à peu près) à sa guise. Le fils aîné hérite normalement du domaine; ses frères cadets font une carrière militaire ou ecclésiastique; on cherche un beau parti pour les filles (en les dotant) ou on les fait entrer en religion.

    3° Le statut juridique des femmes. Une femme n'a pas de capacité juridique (elle ne peut poser aucun acte reconnu par la loi), ni de liberté : célibataire, elle est sous la tutelle de son père et, mariée, sous celle de son mari. Seule la veuve (dont le père est aussi décédé) a une capacité entière, y compris vis- à-vis de ses enfants. Le même statut vaut pour celle qui reste célibataire, si son père est décédé. Une veuve qui se remarie, retombe sous la puissance maritale. On peut toutefois donner la capacité juridique en émancipant un mineur ou une femme.

    4° Le seigneur peut assurer un revenu à sa veuve : il peut lui réserver un douaire : une partie de son domaine, soit en usufruit, soit en pleine propriété.
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    A la fin du XVIIe s., le baron Ferdinand-Charles d'Eynatten et son épouse, Marie-Charlotte, dame de Saint-Fontaine, possèdent un vaste domaine dont les seigneuries d'Abée et de Saint- Fontaine . Ils ont un fils aîné (né en 1677) et deux filles (nées en 1678 et 1783) .
    En 1698, à
    21 ans, ce fils s'est engagé dans la carrière militaire au service du Prince-évêque et songe à se marier. Mais les temps sont durs : on sort à peine des ravages provoqués par les guerres de Louis XIV; la propriété foncière ne rapporte guère et beaucoup de nobles sont endettés. Un parti se présente en la personne de la veuve du seigneur de Berlo, qui a déjà deux enfants de cette première union. Les parents d'Eynatten confient à un notaire la rédaction d'un contrat de mariage qui garantisse les biens de la famille et l'avenir de leurs filles. Ce document, disponible aux Archives, sera la source d'un siècle de contestations et de procès.

    Condensons le texte exposé par un juriste dans un Mémoire pour la Cour supérieure de Justice de Liège lors du dernier procès, en date de 1818.
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    1 Notons que la seigneurie d'Abée a déjà été amputée du domaine d'Outrelouxhe en 1661. Henri d'Eynatten, père de Ferdinand-Charles, lègue la seigneurie d'Abée à son fils aîné, mais accorde celle d'Outrelouxhe en douaire à son épouse Claire de Berlo, qui, veuve en 1665, la vendra à la famillle d'Ursin (cf.du bon usage..., n°4).
    2 Pour connaître cette famille, on consultera le tableau généalogique de la page suivante.

    Généalogie des acteurs
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    Le 27/7/1698 (AEL, Fonds de Mercy, n°1876), Ferdinand-Charles d'Eynatten fait donation de la seigneurie d'Abée "en convenance de mariage" à Ferdinand-Philippe-Charles d'Eynatten (Cf. Du bon usage... n° 2) né en 1677, son fils aîné , à l'occasion de son mariage, le 16/1/1699 avec Jeanne-Philippine d'Erp Friesselstein (nb. Cette veuve, mère de 2 enfants, décédera le1/10/1721). Il s'agit certes d'une donation, mais restreinte par la clause de fideicommis dont elle est assortie.
    Le
    fideicommis consiste à donner la jouissance totale d'un bien à un héritier en lui imposant d'en céder tout ou partie à un autre héritier le jour où ce dernier aura la capacité juridique qu'il n'a pas (encore) au moment de la conclusion de l'acte. Concrètement, ces dispositions sont destinées à protéger les deux filles mineures et à empêcher toute aliénation du bien.
    C'est que les barons d'Eynatten, père et fils, sont en difficulté financière; on mentionne qu'ils vendent de nombreux biens non soumis au
    fideicommmis. En échange de la jouissance du domaine, où il habite avec ses parents, et des revenus qu'il génère, le fils doit entretenir le château, payer les rentes (notamment une rente en faveur de ses soeurs) et les hypothèques grevant le bien. Ce que ne fait pas Ferdinand-Philippe-Charles ! Et les parents reprennent le bien (confirmation par un arrêt de justice; mais quelle est la portée du verbe "reprennent" ? Que devient la clause de fideicommis ?).

    Sur ces entrefaites, l'aînée des soeurs, (Marie-)Barbe-Théodore (née en 1678) épouse en 1705 Jean-Godefroid de Masbourg de Somal. Mariée, elle n'a toujours pas de capacité juridique, pas plus que sa soeur cadette encore célibataire, Ange-Paule-Philippine d'Eynatten. Les parents vieillissants se préoccupent de leur succession. Dans un testament conjonctif de 1707, ils font un leg et partage en bonnes soeurs de leurs biens entre Marie Barbe et Ange-Paule.

    Et en 1709, Ferdinand-Charles d'Eynatten meurt quelques mois après son épouse, non sans avoir fait un dernier testament. Il y déclare son fils "héritier universel chargé d'accomplir toutes ses ordonnances".

    Le différend
    La situation juridique du bien à transmettre est bien complexe. Ferdinand-Charles occupe le château et doit payer une rente à ses soeurs; la clause de
    fideicommis est-elle caduque après la reprise du domaine par les parents ? Les deux testaments font-ils des soeurs les seules héritières du bien visé par le fideicommis qui devra leur revenir au décès de leur frère ? Ou encore si le testament de 1709 confirme la donation avec fideicommis faite à Ferdinand- Charles, ses éventuels descendants perdraient-ils leur droit d'héritier ? Mais la vie continue ! Barbe aura rapidement 3 enfants : un fils qui n'intervient pas dans notre recherche (il mourra sans enfant en 1750) et deux filles. Marie-Ferdinande-Charlotte qui se mariera, mais mourra aussi sans enfant peu après 1760. Reste Ange-Philippine (4), la cadette, qui défendra le château d'Abée jusqu'à son dernier souffle en 1790.
    Quant à Ferdinand-Charles d'Eynatten, les archives ne suivent pas son existence. Il est impliqué dans l'establishment militaire liégeois, mais reste toujours aussi décavé.

    Capture d’écran 2020-02-29 à 18.15.07.pngLe blason des seigneurs d'Eynatten, gravé au-dessus d'une porte dans la Cour d'Honneur du château.
    Les Eynatten ont possédé le domaine de 1560 jusqu'à 1758.

    On y reconnaît 6 merlettes (et non "6 petits canards", comme on dit en plaisantant)
    (Photo A. Louviaux)

     

     

     

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    Il a été repris comme blason de la Commune de Tinlot.

     

     

     

     

     

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  • Mardi 25 février 2020, c'est le ”MARDI GRAS”

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    Photo Liège Tourisme,

    Mardi gras est une période festive qui marque la fin de la "semaine des sept jours gras".
    Cette période, pendant laquelle on festoie, précède le mercredi des Cendres marquant le début du Carême. Les "Sept jours gras" se terminent en apothéose par le "mardi gras" et sont l'occasion d'un défoulement collectif. L'esprit de jeûne et d'abstinence qui s'annonce est momentanément mis entre parenthèses : place au carnaval !
    La date de Mardi gras est mobile car elle est associée à la date de Pâques (donc le premier dimanche qui suit la pleine lune et l'équinoxe, toujours entre le 22 mars et le 25 avril), c'est ainsi que le Mardi Gras est toujours fixé entre le 3 février et le 9 mars, soit juste avant la période de Carême, c'est-à-dire 41 jours + 6 dimanches, soit finalement 47 jours avant Pâques. (D'après Wikipédia)
    Les carnavals en Province de Liège

  • Les carnavals en province de Liège

    Les carnavals en province de Liège

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    Terre de folklores et de traditions populaires, la province de Liège enfile chaque année,
    à l’approche de la Chandeleur, ses plus beaux costumes et déguisements.
    De février à avril, suivez les différents carnavals et laetare de notre province qui vous emmèneront à la découverte, entre autres, du Cwarmé de Malmedy, des Blancs Moussis de Stavelot ainsi que du Prince Carnaval et du Rosenmontag des Cantons de l’Est.
     

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  • Liège, Place St-Lambert. Le petit avion est de retour

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    Le revoilà!

    Le célèbre petit avion de la place Saint-Lambert avait disparu au début décembre et tout le monde se demandait où il était passé. En fait, il avait été rangé dans un atelier de la Ville en attendant la fin du village de Noël. Mais heureusement, depuis hier, il trône à nouveau fièrement devant les galeries Saint-Lambert, avec toujours Tchantchès comme pilote et Nanesse comme passagère -L.G.

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    Le premier avion d’avant-guerre était en fer

    Source: 7Dimanche
    La Meuse du 5/12/2020

  • Anciennes photos des équipes de football du Condroz (de 1930 à 1968)

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    Voir l'album

    Un de nos lecteurs assidu, Marcel Ponthier, a mis la main sur une cinquantaine de photos d'époque de différentes équipes de la région.
    En voici un inventaire partiel. Vous pouvez les retrouver dans l'album publié sur ce blog.
    Il sera complété dans quelque temps.
    Vous pouvez également contacter Marcel à l'adresse suivante si vous êtes intéressé : marcel.ponthier@gmail.com

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  • Histoire locale. Les gares belges d'autrefois (photos)

    capture ecran 2019-08-31 à 12.11.44.jpgLe site "Les gares belges d'autrefois" rassemble de très nombreuses photos d'époque des gares en Belgique, répertoriées par Province. Voici notamment quelques extraits de la ligne 126 Huy-Ciney aménagée actuellement en Ravel et qui traverse le Condroz.

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  • Hstoire locale. Appel à vos souvenirs pour dater cette photo

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    Soheit-Tinlot.
    Quelqu'un pourrait-il dater une photo prise par mon grand-père, Albert Manne de Huy, à l'occasion de l'inauguration du monument aux morts de la 1ère guerre mondiale ?
    Cette photo illustra un article de presse paru en son temps, dont je joins la reproduction scannée.
    Merci pour votre aide.
    Bernard Burton

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