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Natagora. Les premiers résultats du recensement. Pour protéger nos oiseaux: taillez vos haies avant le 1er mars

Pic suspendu
 

L’opération "Devine qui vient manger au jardin" bat tous les records de participation cette année avec plus de 6.800 jardins encodés le dimanche 7 février (contre 4.400 en 2020) et 14.000 observateurs. Natagora en tire les premières  conclusions.

Anne Weiserbs, ornithologue à Natagora : "Les résultats de cette année s'inscrivent dans la lignée des éditions précédentes, sans invité surprise. Les grives mauvis par exemple sont bien présentes au jardin. Mais cela n’est pas comparable à 2018-2019 où l’afflux avait été exceptionnel suite à la super fructification des arbustes. Contrairement à d’autres années, nous n’observons donc pas d’invasion particulière d’une espèce cet hiver."

Que l’on habite en ville ou à la campagne, les oiseaux de nos jardins appartiennent pour la plupart aux mêmes espèces. Quatre espèces du top 5 sont très stables au cours des années et représentent la majorité des individus rencontrés : mésange charbonnière, mésange bleue, rougegorge et pie bavarde.

Plusieurs espèces pourtant très différentes poursuivent une progression remarquable de longue durée : le chardonneret élégant, le choucas des tours, le pic vert et le pigeon ramier. À l’inverse, d'autres pourtant très répandues encore dans nos jardins poursuivent une érosion continue comme l’accenteur mouchet et la tourterelle turque.

Anne Weiserbs ajoute : "Les verdiers d'Europe sont en déclin depuis 2014. Depuis deux ans, nous observons également un recul très marqué du Pinson des arbres. Ces deux espèces subissent probablement des pertes en lien avec la Trichomonase, une maladie parasitaire. D’où l’importance de bien nettoyer les mangeoires afin d’éviter la transmission des maladies, surtout pour ces espèces grégaires."

Pinson des arbres

Les espèces des milieux agricoles gardent un statut précaire : c’est le cas du moineau friquet et du bruant jaune en particulier. Les espèces forestières présentent naturellement une évolution en dent de scies. Cette année se caractérise par un creux, ce qui laisse penser qu’elles trouvent leur nourriture ailleurs qu’au jardin. Du côté des espèces exotiques, la perruche à collier est toujours en grande progression.
Voir toutes les infos sur le site de Natagora.

Natagora analyse l’impact de la vague de froid sur l’avifaune des jardins

Ce 13 et 14 février, avec la complicité des milliers compteurs de l’opération “Devine qui vient manger au jardin”, Natagora a recompté les oiseaux en Wallonie et à Bruxelles, et observé l’impact de la vague de froid sur leur comportement. Les premières analyses des données récoltées montrent une grande variabilité de réponse entre espèces.
Anne Weiserbs, ornithologue chez Natagora explique : “La très forte vague de froid de la semaine passée a démarré juste à la fin de notre grand weekend de recensement des oiseaux aux jardins du 6 et 7 février. Une sacrée coïncidence qui nous offrait une opportunité unique d’étudier la façon dont les oiseaux de jardin réagissent à un tel phénomène.”
Dans la semaine suivant l’opération Devine qui vient manger au jardin, Natagora a donc relancé sa communauté de compteurs pour un second recensement. En tout, près de 50 % des jardins ont été recomptés le weekend du 13 et 14 février, soit plus de 6.000 jardins. Si les résultats doivent encore être affinés par les ornithologues de l’association, de grandes tendances se dégagent déjà.
Anne Weiserbs : “Le nombre d’oiseaux observés a chuté pendant la vague de froid. Nous sommes passés du record historique de 41 oiseaux par jardin à une moyenne plus classique de 38 individus. Par ailleurs, nous remarquons que certaines espèces se sont réfugiées dans les jardins tandis que d’autres les ont fuis....lire la suite

 

*  Une grue ne fait pas le printemps, mais quand même...

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En général les grues cendrées ne sont visibles que dans l’extrême est du pays, contrairement à cette année où elles sont observées dans toute la moitié est, et en bien plus grand nombre.
La situation météo spécifique de ces derniers jours, dans laquelle le vent de sud-est  a joué un rôle important en repoussant les grues un peu plus à l’ouest que d’accoutumé marque un pic de passage exceptionnel pour notre pays !
En 2020, environ 60.000 individus avaient été observés lors du passage migratoire printanier.
Cette année nous en avons déjà observé plus du double 
Sachant que la population qui hiverne au sud de notre pays est estimée à 320.000 oiseaux, une bonne partie de la population doit encore passer ces prochains jours.
Les conditions météorologiques étant sensiblement les mêmes qu’hier, de nombreuses grues devraient à nouveau traverser la moitié est de notre pays ce dimanche. Un spectacle magnifique en perspective ... Soyez attentifs !
Matthias Ghem
Merci pour cette belle observation publiée sur  Vivre À Marchin

*   En période de nidification : ni taille, ni élagage, ni abattage !
Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux

La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux demande l’interdiction de l’élagage et de l’abattage d’arbre ainsi que de la taille des haies en période de reproduction. Presque chaque jour, la Ligue reçoit des appels de particuliers inquiets car ils voient disparaître les arbres où nichent certains oiseaux, écureuils, fouines, chauve-souris,… Chaque jours, de mars à août, des jeunes orphelins dont le nid a été détruit arrivent dans les centres de revalidation pour la faune sauvage.

 

La Ligue désire attirer l’attention des citoyens sur la problématique d’abattage et d’élagage d’arbres au printemps et en été menant régulièrement à la destruction de nids et de nichées. Nous recommandons d’exécuter ces opérations d’entretien à la fin de l’hiver, avant la montée de sève. Ces consignes devraient être suivies par tous, tant par les particuliers que par les ouvriers communaux, lors de l’entretien des parcs et des talus routiers.

Cette thématique est une compétence communale en Wallonie mais la plupart des communes ne légifèrent pas à ce propos. Aucune législation wallonne n’interdit la taille et la coupe d’arbres et d’arbustes en période de reproduction à ce jour. La législation wallonne relative à la protection des oiseaux protège pourtant la grande majorité des espèces d’oiseaux sauvages, mais également leurs nids, couvées et nichées.

En Région bruxelloise, par contre, il est interdit de couper des arbres et de les élaguer avec des engins motorisés entre le 1er avril et le 15 août (1). La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux demande l’avancée de cette date au 1er mars, période à laquelle les premières nichées arrivent généralement au Centre de Soins pour la Faune Sauvage. Étant donné le réchauffement climatique, les espèces tendent effectivement à se reproduire de plus en plus tôt.

C’est pourquoi nous proposons l’interdiction de l’élagage et de l’abattage d’arbre ainsi que de la taille des haies du 1er mars au 15 août à Bruxelles et en Wallonie.

Nos arguments... lire la suite

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