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Le CNRF de Fraiture sous tension: «On est en guerre!»

Comme nous l’annoncions lundi, le Centre Neurologique et de Réadaptation Fonctionnelle de Fraiture, dans la commune de Tinlot, n’a pas été épargné par la seconde vague de la pandémie de Covid-19. Comme dans la plupart des établissements de santé, le nombre de patients testés positifs au coronavirus n’a fait qu’augmenter ces dernières semaines, pour atteindre aujourd’hui 33 cas confirmés. Concernant les décès, aucun chiffre ne peut être communiqué officiellement par le CHU, dont dépend le CNRF.

Face à cette résurgence inquiétante du virus dans l’établissement de 120 lits, le personnel soignant a rapidement mis en place une mesure visant à isoler tous les patients positifs dans un étage désormais fermé, entièrement consacré aux patients atteints du Covid-19.

Le docteur Jacques Stréa est médecin généraliste au CNRF, où il gère un des 4 étages de l’hôpital. Sa mission au quotidien ? Surveiller l’état de santé global des patients de l’établissement, et donc reconnaître rapidement d’éventuels symptômes du Covid-19. « Les cas qui nécessitent une prise en charge musclée sont transférés au CHU de Liège ou vers d’autres hôpitaux comme le CHR de Huy ou le Bois de l’Abbaye. C’était déjà le cas lors de la première vague, on travaille en collaboration étroite avec eux », explique le docteur.

Une revalidation adaptée dans les chambres
L’activité principale du CNRF est la revalidation. Même si elle est chamboulée par le contexte sanitaire, elle se poursuit de façon adaptée. « Il y a beaucoup de patients isolés en chambre, qui ne vont plus dans une salle commune pour faire des exercices de revalidation. C’est le personnel qui vient dans la chambre », détaille Jacques Stréa.

Au total, ce sont près de 200 personnes qui travaillent au CNRF, docteurs, infirmiers, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, logopèdes, diététiciens, psychologues… Même s’ils travaillent actuellement à effectifs réduits, ils peuvent compter sur les renforts des services du CHU qui ont été mis à l’arrêt. « Il y a aussi des gens qui viennent volontairement pour aider », souligne le docteur.

Étant mieux préparé que lors de la 1ère vague, le CNRF a réussi à maintenir une situation sous-contrôle jusqu’à maintenant, mais le docteur Stréa ne sait pas ce qu’il en sera dans une semaine ou deux, si les chiffres continuent d’augmenter au rythme actuel. Heureusement, ils peuvent compter sur un bon esprit d’équipe.

« Ce n’est pas une vague, mais un tsunami. On a le sentiment d’être en guerre. Notre esprit d’équipe fait notre force. On est soudés et nous avons encore le sens de l’humour, ça nous aide et nous protège. Quand on l’aura perdu, là, je pense qu’on sera mal », conclut le docteur Jacques Stréa.

Pierre Targnion La Meuse H-W

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