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Agriculture

  • Présentation de la centrale de biométhanisation d'Ochain

    Politiques Locales Energie Climat (POLLEC) -  Présentation de la centrale de biométhanisation d'Ochain - Interview du Tinlotois Grégory Racelle

    A regarder sur Youtube, l'interview intéressante de Grégory Racelle, d'Abée, qui présente son projet : la centrale de biométhanisation d'Ochain, devenue aujourd'hui un modèle du genre. Elle assure l'équivalent de la consommation de 1500 ménages en énergie.
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  • Modave-élevage. De la sciure de bois à la place de la paille

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    Maxime Albanese: "la sécheresse a eu un impact sur la récolte de paille"

    Maxime Albanese est un jeune agriculteur de Modave qui vient tout juste de finir ses études d’ingénieur agronome à Gembloux. Il travaille à la ferme de Romont, l’exploitation de son oncle Philippe Preud’Homme. Sur la page Facebook de la ferme, Maxime partage régulièrement des extraits de son quotidien d'éleveur. Il s’occupe d’environ 130 bêtes, du Blanc Bleu Belge.

    Ce mercredi, l’agriculteur a publié des photos des vaches à l’étable. Au lieu d’utiliser la traditionnelle paille pour former la litière de ses vaches, il s’est servi… de bois !
    La sécheresse a eu des conséquences sur la récolte de paille. Comme d’autres exploitations, la ferme de Romont a eu 30% de fourrage en moins que d’habitude. « Les prairies produisaient moins, donc on a entamé le stock pour l’hiver. Comment on va s’en sortir ? En rachetant du stock », explique Maxime Albanese.
    Afin d’économiser sa paille, le jeune agriculteur a mis en place un partenariat original avec l'Ébénisterie contemporaine de la Ravine, propriété de son beau-père Michel Vanhove. « Il avait de la sciure qu’il allait jeter donc je lui ai demandé pour la récupérer. C’est l’occasion de valoriser gratuitement un produit, en l’utilisant comme litière pour garder les animaux au sec ».
    L’utilisation de la sciure de bois permet à Maxime Albanese d’économiser la paille et d’éviter de devoir en racheter trop en hiver. Qui plus est, les vaches semblent ne pas faire la différence entre la paille et le bois déchiqueté. « Un kilo de sciure peut correspondre à deux kilos de paille car c’est un peu plus absorbant. À chaque kilo de sciure utilisé, j’économise un kilo de paille ». Même si cela est moins courant, les copeaux de bois peuvent aussi être mélangés aux déjections des vaches pour produire un fumier. Les écorces amènent une matière organique qui va être transformée en humus dans le sol. « C’est une pratique courante au Canada car ils ont énormément de bois ». Conclusion : si vous faites fabriquer vos meubles à l'Ébénisterie voisine de la ferme, vous permettrez au fermier d’économiser de la paille.
  • Vignoble de Seny : 5.200 pieds plantés, à peine 1 % perdu  

    Situées à environ 1,5 km à vol d’oiseau de la ferme familiale des Hartog, ces vignes ont été achetées à un pépiniériste français basé à La Rochelle. Le terrain est un coteau exposé plein sud, entre le Tige de Terwagne et le village de Seny, abrité du Nord par un bois et entouré de haies, ce qui en fait un lieu idéal, à l’abri des vents dominants.

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    Pas de produit phytosanitaire
    Six mois après la plantation, l’heure est au bilan. Jérôme Hartog, récemment devenu conseiller communal à Tinlot, s’est rendu sur la parcelle fin octobre pour procéder au palissage des vignes. L’occasion d’évoquer avec lui l’avancée du projet.
    « Malgré l’été très sec, le résultat est positif, avec très peu de pieds de vigne morts. Sur 5.200 pieds, on en a perdu environ une cinquantaine, même pas un pourcent », se réjouit le jeune agriculteur et courtier en assurance. « On a dû arroser une première fois au moment de la plantation, pour tasser le sol, et une deuxième fois début juillet car il n’avait pas plu une goutte depuis le moment de la plantation ».

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    Dans les mois qui ont suivi la plantation, plusieurs aménagements ont été installés pour protéger les vignes, comme les gaines en plastique autour des pieds, destinées à éviter que les jeunes pousses ne se fassent manger par le gibier. Aucun produit phytosanitaire n’a été utilisé pour l’entretien, et le désherbage s’est fait mécaniquement.
    3 jours de palissage, 22 km de fils
    Pendant le mois d'octobre, durant trois jours, une équipe est venue procéder au palissage, une technique agricole destinée à faire pousser verticalement la vigne pour avoir une végétation bien répartie. « On a planté un piquet tous les 5 mètres avec des fils sur lesquels on attachera les sarments des vignes lorsqu’elles seront à maturité ». Au total, 22 km de fils ont été installés sur les 22 rangées de vignes.

    Même si le projet semble en bonne voie pour une première récolte et donc une première production de vin dans 3 ans, le nom du domaine n’a pas encore été choisi.

    L’année prochaine, de nouvelles vignes seront plantées derrière la ferme familiale, Fond de Soheit, sur plus de 2 hectares, afin de diversifier les terroirs et donc les goûts des raisins.

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  • La Politique agricole commune est morte. Explications en une minute par Marc Tarabella (vidéo)

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    Voir la vidéo. Page Facebook de Marc Tarabella, Député Européen

  • «La plantation de 1.000 kms de haies par des agriculteurs semble tout à fait réalisable»

    Les haies mixtes, que l’on retrouve notamment dans les milieux ruraux, sont de véritables havres de biodiversité auxquels les agriculteurs ne sont pas insensibles, ce que confirme une enquête du Collège des producteurs. Celle-ci souligne également que si les primes à la plantation constituent une aide certaine, ce sont bien les travaux d’entretien qui freinent le développement de ce type de projet. Il n’est toutefois pas illusoire de voir les fermiers wallons planter 1.000 km de haies à l’horizon 2023.

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    Dans le cadre du projet 4.000 km de haies et/ou 1 million d’arbres, une enquête a été menée auprès des agriculteurs wallons.
    Des haies plus longues en bio et régions d’élevage
    À l’issue de l’enquête, il apparaît que la longueur moyenne de haies par ferme atteint 1,47 km. Un chiffre similaire à celui de 1,57 km estimé en mettant en relation la longueur des haies recensées dans les déclarations pac avec le nombre d’agriculteurs actifs en Wallonie. « Globalement, les agriculteurs bio ont tendance à planter des haies plus longues (2,21 km) que les producteurs mixtes (1,21 km) et conventionnels (1,22 km) », constate M. Grifnée. 46 % des agriculteurs ayant pris part à l’enquête estiment avoir moins de 500 m de haies alors qu’ils sont près de 9 % à déclarer avoir plus de 5 km de haies sur leurs terres.
    L’enquête révèle que plus la superficie de l’exploitation est grande, plus les haies sont longues. Ainsi, leur longueur dépasse fréquemment 2 km sur les exploitations de plus de 100 ha, pour atteindre près de 3 km pour les fermes s’étendant sur plus de 200 ha. À l’autre opposé, sur les fermes de moins de 25 ha, ce type d’aménagement affiche une longueur moyenne de 640 m.

    En vue d’améliorer la biodiversité
    Les raisons qui poussent les agriculteurs à planter des haies sont multiples et variées : améliorer la biodiversité (pour 40 % des planteurs), éviter les dérives de pulvérisation (9 %), par soucis d’esthétique (8 %), se protéger du vent (6 %), améliorer l’alimentation du bétail (6 %), élaborer un parcours pour volailles (6 %), clôturer (6 %), ombrager le troupeau (5 %), chasser (5 %), pour la biomasse (5 %) ou réduire l’érosion (4 %).

    « Généralement, un agriculteur plante une haie pour plusieurs raisons. On observe néanmoins une grande tendance à vouloir améliorer la biodiversité. Cela prouve que le monde agricole ne se désintéresse pas de cela, contrairement à ce que l’on entend parfois. »

    Seuls 21 % des agriculteurs ayant planté des haies entre 2016 et 2019 ont fait appel à une aide extérieure (parcs naturels, Natagriwal, administration…). De même, ils ne sont que 23 % à avoir sollicité une prime auprès de la Région wallonne, d’un parc naturel ou encore de la province. « Cela s’explique par le fait que les agriculteurs souhaitent garder leurs indépendances. Or, l’octroi d’une aide financière est conditionné au respect de règles strictes relatives, notamment, au maintien des haies. »

    2020-2023 : des intentions de plantation très élevées
    En parallèle, les producteurs wallons ont été sondés quant à leur intention de planter des haies durant la période 2020-2023, en vue de déterminer leur éventuelle participation au projet 4.000 km de haies et/ou 1 million d’arbres. « Les résultats nous ont surpris. 51 % des répondants disent avoir l’intention de planter des haies dans les quatre prochaines années, pour une longueur totale renseignée de 180,48 km, soit 673 m par exploitation, contre 467 m sur la période 2016-2019. »

    Ici aussi, la longueur moyenne des aménagements est plus élevée en bio (912 m) qu’en mixte (719 m) et conventionnel (486 m). On remarque que 65 % des producteurs bio ayant répondu à l’enquête indiquent avoir l’intention de planter des haies, contre 54 % des producteurs mixtes et 37 % des conventionnels.

    L’enquête démontre encore que les agriculteurs de la région jurassique sont les plus enclins à planter. « Plus de 60 % des répondants issus de cette région indiquent vouloir implanter des haies, sur une longueur moyenne de 1,04 km. Ce n’est pas la plus grande région de Wallonie, mais ces résultats sont motivants. » Dans le Condroz, région nettement plus étendue, près de 50 % des répondants sont prêts à planter, sur une longueur moyenne dépassant, ici aussi, le kilomètre (1,03 km). C’est en Région herbagère que les intentions de plantation sont les plus faibles. « Mais n’oublions pas que ces aménagements y sont déjà largement présents. »

    Les résultats, reliés à la taille des exploitations, montrent sans surprise que la longueur moyenne à planter est supérieure dans les grandes fermes. A contrario, plus elles sont petites, plus nombreux sont les agriculteurs à vouloir installer des haies. Le pourcentage de terres en propriété influence proportionnellement, lui aussi, les intentions : les agriculteurs qui possèdent le plus de terres sont les plus désireux de planter.

    Et Alain Grifnée de poursuivre : « Si l’on reporte les réponses de l’échantillon à l’ensemble de la population agricole wallonne, soit 12.733 personnes, les intentions de plantation permettraient d’envisager une longueur de plantation proche des 4.000 km pour la période 2020-2023. Il est néanmoins optimiste de se baser sur un passage à l’acte total, d’autant que les répondants montrent probablement un intérêt supérieur pour les haies. De manière plus réaliste, et sur base d’une hypothèse de 25 % de passage à l’acte, la plantation de 1.000 km de haies par des agriculteurs semble, quant à elle, tout à fait réalisable. »

    Ajoutons que la motivation majeure des répondants pour les plantations envisagées est, de loin, l’amélioration de la biodiversité. L’évitement des dérives de pulvérisation est la seconde motivation pour les producteurs bio. Les autres raisons sont les mêmes que celles citées pour les haies plantées en 2016-2019.

    Haies simple, double ou triple rang ?
    La prime à la plantation, un réel incitant ?
    Envisager des mesures complémentaires
    Lire la suite et l'article complet dans le Sillon Belge

  • Le bourgmestre d’Anthisnes sur l’agriculture: «La situation m’attriste»

    L’année 2020 est une « annus horribilis » pour de nombreux secteurs, et notamment pour l’agriculture. Certaines exploitations ont en effet été fortement impactées par la crise… et aussi par des conditions météorologiques hostiles (sécheresse). Eurodéputé depuis 2004, Marc Tarabella suit le dossier de la Politique agricole commune (la fameuse « PAC »), depuis ses débuts dans l’hémicycle. À la tête d’une commune rurale depuis plus de 25 ans, le bourgmestre d’Anthisnes nous livre son analyse sur la situation agricole de notre arrondissement.

    Quel est l’impact de la crise du coronavirus sur l’agriculture de notre région ?

    Marc Tarabella : Certains secteurs sont très impactés. Le secteur de la pomme de terre par exemple souffre terriblement. La pomme de terre a été vendue à 10€ la tonne ! Des fermiers en ont même donné, car le prix était nul. Le prix du lait aussi n’a pas connu une belle période. À cette crise s’ajoute aussi un problème récurrent : le manque de pluviosité au printemps, au moment des semis. Il a fait très sec en avril et en mai… et ce n’est pas la première année. C’est inquiétant.

    Vous êtes donc inquiet aujourd’hui pour l’avenir agricole de l’arrondissement ?

    Oui, la situation m’attriste. Nos terres seront toujours exploitées, car elles sont de bonne qualité. L’arrondissement de Huy-Waremme est une zone privilégiée, avec les terres les plus fertiles du monde, notamment en Hesbaye. Le Condroz est quant à lui plus diversifié, avec notamment de l’élevage. Mais le monde agricole vit une mauvaise période notamment parce que peu de jeunes reprennent le métier. Aujourd’hui, seulement 5% des agriculteurs ont moins de 35 ans ; et les trois quarts des agriculteurs de plus de 55 ans ne savent pas à qui ils vont remettre leur ferme. C’est un métier pénible. Le premier respect qu’on doit aux agriculteurs est de leur fournir un revenu correct.

     

    Après plusieurs années au Parlement européen, quelle est votre impression concernant la Pac ?

    La Pac est pour moi une source de déception. L’Europe manque de stratégie pour l’agriculture. La Pac a eu un vrai succès quand elle a été créée après la guerre. Mais on a ensuite voulu une agriculture tournée vers le marché international. Et en parallèle à cette ouverture à outrance, on a abandonné les mécanismes de régulation. Plus aucun producteur n’est désormais à l’abri des crises à répétition. Le prix du lait est chroniquement bas depuis 2009. Le sucre a chuté avec la libéralisation... Tout le monde critique, mais on n’arrive pas à changer les choses. Mais j’ai l’impression que le rapport de force est maintenant en train de changer.

    Alors quelles solutions pour « sauver » l’agriculture ?

    Il faut améliorer la Pac, et introduire le plafonnement des aides. Il faut apporter une certaine régulation, pour que le prix soit toujours au-dessus du coût de production. Les aides européennes doivent être reconcentrées vers ceux qui travaillent la terre, et pas ceux qui la possèdent.

    Le circuit court et la vente directe ont eu le vent en poupe ces derniers temps. Est-ce « la » solution pour les agriculteurs ?

    C’est un élément de la solution, mais la vocation première d’un agriculteur n’est pas de vendre, mais de produire notre nourriture. Il faut aussi d’autres aides.

    Au niveau local, est-ce que les bourgmestres ont des leviers pour influencer la situation ?

    Oui, il faut aider les agriculteurs avec des initiatives locales. À Anthisnes par exemple, il y a 20 ans, on a distribué les sarts communaux avec une certaine formule pour attribuer les sarts à ceux qui avaient justement le moins d’hectares. On essaie aussi de favoriser le maraîchage, et le commerce local. Pour ma part, je vais chercher ma viande à Béemont (Ouffet) ou à Tinlot. Au Spar d’Anthisnes, on a maintenant des produits de chez nous aussi. Aller dans les magasins locaux est toujours une bonne aide.

    Propos recueillis par Ro.Ma. La Meuse H-W

  • Sécheresse 2020- rappel sur les conditions pour réunir la Commission de constat des dégâts aux cultures

    La sécheresse que nous connaissons depuis mi-mars entraine d’ores et déjà des dégâts sur les cultures : mauvaise levées de cultures de printemps, problèmes de remplissage des grains de certaines céréales, prairies déjà sèches,…

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    Si vous le jugez utile, vous pouvez d’ores et déjà interpeller votre bourgmestre pour réunir la commission de constat des dégâts aux cultures soit pour faire valoir votre perte dans le cadre des barèmes agricoles (dès 20% de pertes) ou dans le cadre d’une éventuelle reconnaissance de la sécheresse comme calamité agricole.
    Aurélie Noiret

    Comment réunir la commission de constat des dégâts aux cultures ?

    Demandez à votre Bourgmestre de réunir la commission. La demande doit se faire par écrit dans chaque commune où des dégâts sont constatés et doit spécifier la date, la cause des dégâts et les parcelles touchées.
    Lorsque les parcelles endommagées sont situées sur le territoire de plusieurs communes, il faut donc faire appel aux Bourgmestres respectifs pour obtenir l'intervention de la Commission d'expertise locale.

    Est-ce possible de réunir la commission malgré la crise du COVID 19 ?

    Oui.

    La commission communale est composée :

    1. du bourgmestre ou de son représentant ;
    2. d’un représentant du SPW ARNE, service extérieur ;
    3. d’un expert-agriculteur désigné par le collège communal ;
    4. d’un expert-agriculteur ou expert en matière agricole ou horticole désigné par le SPW ARNE. 

    Un agent du contrôle local des contributions directes est également invité aux réunions de la commission.

    La commission ne siège valablement si trois membres au moins, sont présents. Il n’est donc pas indispensable que le représentant du SPW (service extérieur) soit présent pour le premier constat vu les exigences de confinement et le travail que ces personnes réalisent pour assurer le paiement des calamités 2018. Il faut cependant que s’assurer de la bonne application de la procédure, il est donc bien utile de lire le vade-maecum publié par la région wallonne (lien en fin de texte) et de poser vos éventuelles questions par téléphone au représentant du SPW.

    Pourquoi deux constats sont-ils obligatoires pour espérer obtenir des indemnités des calamités agricoles?

    Le Bourgmestre concerné convoque la Commission qui doit constater et quantifier officiellement les dommages sur le terrain.
    Les procès-verbaux de constat doivent être signés sur l’honneur par 3 membres au moins de la commission.
    Les dommages doivent, en principe, être constatés à 2 reprises:

    • à l’époque des faits dommageables
    • au moment de l’enlèvement de la récolte.

    Le premier constat est nécessaire pour établir que les dégâts sont dus à un événement exceptionnel et pour préciser la nature des cultures et des superficies en cause.
    Le deuxième constat sert à évaluer la perte définitive subie, après dommage, sur la parcelle concernée. Si le dommage définitif peut être déterminé lors du premier constat, celui-ci peut suffire.

    Pourquoi l’IRM n’a-t-il pas encore déclaré l’année comme exceptionnelle?

    Pour que la sécheresse que nous connaissons actuellement soit reconnue dans le cadre des calamités agricoles, l’IRM doit objectiver la situation comme étant exceptionnelle, c’est-à-dire avoir une période de retour supérieure à 20 ans. Attention qu’il s’agit que la probabilité qu’un événement climatique se produise est de l’ordre d’une fois tous les 20 ans. Ce n’est donc pas parce que la sécheresse a été reconnue comme exceptionnelle  il y a peu qu’elle ne le sera pas cette année-ci. Il faut par contre attendre la fin du phénomène climatique pour avoir une analyse précise.

    Quels seront les autres critères à respecter pour les calamités agricoles?

    En plus de la condition liée au phénomène climatique, des exigences économiques doivent être rencontrées, à savoir:

    • les dégâts globaux doivent dépasser 1.5 million d’euros;
    • les dégâts moyens doivent atteindre 7500 euros par dossier;
    • l’intensité des dégâts doit atteindre au moins 30 % de la production normale.

    Vous trouverez plus d’informations sur le sujet dans le Vade Maecum publié par la Région Wallonne : 
    https://bit.ly/2zTOUYR
    Source: FWA

     

  • Faites analyser la qualité de votre sol à Tinlot (Scry)

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    Potager clairsemé, problèmes de conservation des légumes ? Un sol pauvre ou trop riche peut expliquer une mauvaise production. Pour connaître la qualité de leur terre, agriculteurs et particuliers ont la possibilité de faire appel à la station provinciale d’analyses agricoles, située à Tinlot. Pour une dizaine d’euros, ils reçoivent une analyse de fertilité de leur terre accompagnée de conseils pour améliorer la situation.

    Bien connue des agriculteurs, la station d’analyses agricoles de la Province de Liège, située rue de Dinant 110 à Scry, propose un service encore peu connu des particuliers, même si leur nombre ne fait qu’augmenter. «En 2019, nous avons eu 1.340 clients, dont 588 jardiniers particuliers. Les agriculteurs restent notre public principal mais les particuliers sont de plus en plus nombreux à faire appel à nos services», détaille Amandine Liénard, responsable technique de la station.

    Depuis 1949, le laboratoire analyse des échantillons de terres (principalement), d’engrais de ferme et de fourrage. L’année dernière, ce sont ainsi pas moins de 20.000 échantillons qui ont été passés à la loupe !

    Comment prélever votre échantillon ?
    Si vous voulez faire connaître la qualité de votre jardin potager, voici comment faire: à l’aide d’une bêche, faites un trou d’environ 25 cm de profondeur, et prélevez une tranche de 3 ou 4 cm d’épaisseur sur toute la hauteur. Mettez le prélèvement dans un seau propre et répétez l’opération à 6 ou 7 endroits différents de la parcelle. Mélanger le tout et constituez un échantillon de +/- 350 grammes que vous envoyez à la station provinciale par la Poste ou en mains propres, accompagné de la fiche de renseignements complétée.

    Le chemin de la terre
    Sur place, votre terre est placée dans une barquette en aluminium étiquetée avec précision. Cette dernière est d’abord séchée à l’air libre puis dans une étuve à 40° «afin que l’eau présente naturellement dans la terre ne fausse pas les résultats». Ensuite, la terre est tamisée pour retirer cailloux et fragments de matières organiques et ne conserver que la terre fine qui servira à l’analyse.

    Différentes analyses sont alors possibles. La plus courante est appelée standard: elle mesure le pH, le taux d’humus et le dosage des éléments minéraux disponibles (phosphore, potassium, magnésium, calcium). «Dans l’ordre, cela permet de déterminer les besoins en chaux, la teneur en matière organique et les quantités d’engrais à apporter en vue de fertiliser la terre», vulgarise Amandine Liénard qui nous montre les différentes machines du laboratoire.

    Les particuliers demandent aussi souvent la recherche de métaux lourds. Une analyse des teneurs totales en arsenic, cadmium, chrome, cuivre, mercure, nickel, plomb, zinc, etc. est alors réalisée. « Quand le pH et le taux d’humus du sol sont connus, cette analyse permet d’évaluer les risques de transfert de ces métaux lourds du sol vers les plantes mais cela ne remplace pas une analyse des métaux présents dans les productions potagères. Cette analyse peut d’ailleurs être réalisée au sein du Laboratoire de la Province de Liège ».

    «Connaître la qualité de son sol au niveau des éléments nutritifs permet de pallier les problèmes de production comme une perte de rendement, une mauvaise conservation des pommes de terre, etc», souligne la responsable technique.

    Au niveau du coût HTVA, une analyse standard revient à 10 euros par échantillon de terre pour les agriculteurs, 15,40 euros pour les particuliers. Le prix pour une recherche de métaux lourds (de 1 à 4) est de 10 euros par élément; à partir de 5, le pack coûte 50 euros.

    L’analyse détaillée des différents éléments est toujours accompagnée d’un bulletin d’interprétation comprenant une série de conseils.

    Lire la suite. La Meuse H-W

  • Tinlot (Seny). Bientôt du vin Chardonnay, les premières vignes ont été plantées mardi

    Jérôme Hartog se lance dans la production de vin. Cet indépendant de Tinlot de 31 ans travaille dans un bureau de courtage en assurances ainsi que dans la ferme familiale de son papa, Pol Hartog, 59 ans, ancien échevin de Tinlot et actuel conseiller provincial MR.

    Du Chardonnay
    « Dans un premier temps, nous allons nous concentrer sur ce cépage Chardonnay pour produire un vin blanc non pétillant. Nous nous lançons directement dans le haut de gamme qui est connu du grand public. Nous n’avons pas encore choisi le nom de ce vignoble. Nous avons acheté les pieds à un pépiniériste français « Mercier » situé à La Rochelle et nous avons fait appel à un pépiniériste luxembourgeois qui est venu sur notre terrain ce mardi avec son matériel professionnel pour planter les pieds de vigne. Il a utilisé un tracteur avec un gps pour bien planter droit et efficacement. Ce travail a été réalisé en trois heures. Il était prévu la semaine prochaine mais il a été avancé à ce début de semaine, juste avant les pluies », précise encore Jérôme Hartog.

     

     

    Une société luxembourgeoise a planté les pieds de vigne.
    Une société luxembourgeoise a planté les pieds de vigne. - A.L.

    Pol Hartog s’était vu refuser un permis pour un poulailler industriel de près de 40.000 animaux en 2017 à l’entrée du village de Fraiture. Le voici qui rebondit avec son fils avec ce projet de vignoble. « C’est un beau « coteau » exposé plein sud entre le « Tige de Terwagne » et le village de Seny. Il est abrité du Nord par un bois (Walsebro). La parcelle est entourée de haies plantées avec l’aide de Natagora, il y a quelques années, et composée d’espèces indigènes. Ces haies protégeront les pieds de vigne des vents dominants. Nous avons planté 5.000 pieds sur 1,17 hectare cette année pour réaliser un essai mais nous pourrons étendre le vignoble sur six à dix hectares par la suite », annonce Jérôme Hartog qui a utilisé un drône pour filmer cette première plantation et réaliser une petite vidéo de présentation du futur vignoble.

    Un tracteur et quelques hommes ont suffi.
    Un tracteur et quelques hommes ont suffi. - A.L.

    « Les premières bouteilles de vin Chardonnay de Seny-Tinlot ne seront pas commercialisées avant trois ou quatre ans. On se réjouit d’y être pour le goûter et surtout pour en faire profiter le public », conclut Jérôme Hartog.

    La parcelle d’un hectare sur laquelle ont été plantés les pieds.
    La parcelle d’un hectare sur laquelle ont été plantés les pieds. - A.L.

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    Pol Hartog, Marc-Antoine Wautelet et Jérôme Hartog sur leur parcelle. - A.L.

    Article de Marc Gérardy dans la Meuse H-W - Photos AL

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    La parcelle est entourée de haies plantées avec l’aide de Natagora il y a quelques années et composée d’espèces indigènes

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  • Agenda Carrefour des ruralités, 28 mars 2020

     
    Agriculture, Alimentation, Animation, Autre(s), Climat, Cohésion sociale, Communication, Culture, Développement rural, Energie, Environnement, Forêt, Information, Mise en réseau, Mobilité, Outils, Prospective, Ressources naturelles, Santé, Société
    Autre, Conférence, Foire/Festival
    RwDR

    La 3ème édition du Carrefour des Ruralités aura lieu le 28 mars 2020 à Rochefort. 
    Venez découvrir et célébrer le dynamisme et la diversité de la ruralité lors d’un évènement convivial !
    Animations sous chapiteau
    De 11h à 18h, Square de l'Amicale, Rochefort, gratuit
    Les acteurs de la ruralité wallonne vous présentent leurs projets de manière interactive et accessible à tous.

    Débats et conférences
    Centre culturel de Rochefort, gratuit

    11h-12h30 : "Manger mieux, facile à dire!"
    Il faudrait manger local, bio, durable, équilibré… les recommandations ne manquent pas et on s’y perdrait parfois ! Tour d’horizon d’initiatives qui aident.
    Avec Albert DELIEGE (Directeur de Devenirs asbl), Marie LEGRAIN (Coordinatrice de la cellule « Manger Demain »), Marc TARABELLA (Député européen, Bourgmestre d’Anthisnes), Pascal VAN BEVER (coopérative Réseau solidairement, Collectif 5C) et un(e) agriculteur(trice) à confirmer 

    14h-15h30 : "Wallonie, 2040, que sont devenus nos villages ?" 
    A quoi ressembleront nos campagnes dans 20 ans ? Échanges au départ de scénarios possibles. 
    Avec Patrice COLLIGNON, Nicolas DENDONCKER (Professeur de géographie à l’Université de Namur, Coordinateur du master interuniversitaire en Smart Rurality) et Marc MORMONT (Professeur en sociologie, ULiège)

    16h-17h : "La nature est leur champ d'action, comment la protègent-ils ?"
    Agriculteurs, cultivateurs, chasseurs… comment entretiennent-ils l’environnement où ils sont actifs ? 
    Avec Stéphane DELOGNE (Éleveur-naturaliste, Green management), Simon LEHANE (Chasseur- naturaliste, Chargé de mission Faune&biotopes) et Luc LOECKX (Agriculteur) 

    Une clôture en images 
    Centre culturel de Rochefort, 5€
    20h : "Vaarheim" (Victor Ridley), en présence du réalisateur

    20h30 : "Les Vaches n'auront plus de nom" (Hubert Charuel, réalisateur de "Petit Paysan"), suivi d'un échange avec Terre-en-vue et Agricall
    Cette année, le Carrefour des Ruralités est organisé en partenariat avec la 7èmeédition du Festival du film sur la ruralité A travers champs.
     

  • Conserver la fertilité du sol de votre serre

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    FRED L'APICULTEUR – Exometeofraiture

    La terre sous une serre, ça s’entretient encore plus qu’en plein vent ! On voit encore trop souvent des sols sans vie, secs et poussiéreux… réduits à néant en l’espace de quelques années! Un sol riche et fertile est un sol vivant, et sans eau, rien n’est possible; les vers, bactéries, champignons et toute la faune épigée utile ont besoin d’eau pour se développer. On a parfois tendance à l’oublier.
    De belles récoltes saines sont à ce prix!

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    En hiver, j’effectue plusieurs arrosages afin de correctement réhydrater le sol de la serre; la sécheresse et l’excès de chaleur sont en effet préjudiciables à sa fertilité. Une fois la terre bien réhumidifiée, je gratterai superficiellement et apporterai une bonne couche de compost et de fumier décomposé. Ensuite viendra une épaisse couverture de broyats végétaux qui constituera une barrière efficace contre l’excès d’évaporation. S’il y a de la neige cet hiver, j’en déplacerai également un maximum dans la serre.
    Lire l'article complet et voir les vidéo sur le site:
    FRED L'APICULTEUR – Exometeofraiture

  • Encore 3.754 détenteurs de vaches laitières en Wallonie

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    Agriculture. L’Apaq-W lance une campagne de promotion du lait wallon
    « Le lait, il ne faut rien y ajouter, il est bon par nature ! »
    C’est avec ce slogan que l’Agence wallonne pour la Promotion d’une Agriculture de Qualité (Apaq-W) a lancé, jeudi, une campagne de promotion du lait wallon.
    Une occasion pour l’Apaq-W de rappeler les bienfaits du lait, souvent décrié.
    La campagne rappelle que le lait est un produit de qualité qui dispose naturellement de nombreux nutriments utiles dans le cadre d’une alimentation équilibrée.
    L’Apaq-W souligne également que le lait est produit d’une manière raisonnée par les agriculteurs locaux.
    1,2 MILLIARDS DE LITRES
    « En Wallonie, les exploitations fonctionnent en moyenne avec 74 vaches et comptent moins de deux personnes pour s’en occuper. »
    « Il s’agit clairement d’un modèle agricole familial et à taille humaine, dans lequel le lien entre l’homme et l’animal est très intense », ajoute encore l’Apaq-W.
    Chaque année, les agriculteurs wallons produisent 1,2 milliard de litres de lait.
    On trouve 3.754 détenteurs de vaches laitières et 249 producteurs disposent du label bio (6,5 %) en Wallonie. 
    (La Meuse du 29 novembre)

  • Des parcelles de 10 à 30 ares sont disponibles sur l’espace test maraîcher Point Vert, à Strée-Modave.

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    Depuis 2013, l’espace test accompagne les porteurs de projet dans leurs premières saisons de production : mise à disposition de parcelles certifiées bio, infrastructure mutualisée (serres, motoculteur, outillage, bassin d’eau de pluie, espace de rangement, matériel de marché, …) accompagnement technique, formations pratiques, soutien à la commercialisation, aide à la création d’entreprise.
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  • Clavier : Des patates ! Reportage de la RTBF sur l'exploitation d'Etienne Derivaux

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    Si vous regardez autour de vous, dans la campagne, toutes les pommes de terre ne sont pas encore arrachées, entre autres, à cause de sécheresse. Je vous propose de découvrir l’exploitation d’Etienne Derivaux dans le village de Clavier où il continue d’exploiter la ferme familiale.

    Etienne a repris l’exploitation de ses parents ?
    En fait, il est la quatrième génération à travailler dans la magnifique ferme ancestrale. Rien que les bâtiments valent le détour car cette bâtisse remonte au 17e siècle et est magnifiquement entretenue. 

    C’est là qu’il cultive des pommes de terre ?
    Effectivement mais il cultive également des céréales mais son produit phare ce sont les pommes de terre. Aujourd’hui, il doit constater que la récolte est moins importante que d’autres années car la sécheresse est passée par là et la taille des pommes de terre est donc plus petite et le rendement moindre.

    Ces cultures sont-elles conventionnelles ou bio ?
    Ni l’un, ni l’autre. Car Etienne, en vrai passionné de la terre, veut l’entretenir au mieux e la nourrir. Force est de constater que l’irrégularité des rendements de ces dernières années, la volatilité des marchés, des coûts de production en hausse ainsi que par le prix du matériel, qui ne cessent de croître, ... rendent le métier très difficile. Ajoutez à cela qu’il faut constater que le système intensif est au bout du rouleau et que la nature restera toujours la plus forte.

    Qu’a donc fait Etienne ?
    On parle régulièrement du lessivage, de l’érosion, du plafonnement des rendements, de l’invasion des limaces, de la résistance aux fongicides et aux herbicides … Des problèmes qui s'accroissent d'année en année. Pour enrayer ces problèmes, il n'y a qu'une solution : l'agriculture de conservation pour retrouver la productivité naturelle du sol.

    ....Lire la suite sur le site de la RTBF

    Où peut-on retrouver ses pommes de terre ?
    D’abord à la ferme et ensuite dans bon nombre de grandes surfaces où elles sont vendues moins chères que celles de grosses productions industrielles.

    Rue Principale 16
    4560 - Clavier
    Tél. : 085/31.14.80

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  • Le magasin Point Ferme ouvre le mercredi 7 août à Nandrin